

Véritable icône du hip-hop québécois, le collectif Atach Tatuq est formé à la base par les membres de la défunte formation Traumaturges en 1998 à Montréal. Rassemblement hétéroclite encore jamais vu dans l’industrie de la musique, la formation regroupe les rappeurs, Virus, Égypto, Fisdelom, Khyro, L’Intrus, Dee, Haïkaï, Arnak, R.U. et Casco, les D.J. Naes et Djaber, ainsi que les producteurs Un deux d’piq, Toast Dawg et Hever Neard.
Au fil des ans, la troupe assiège les salles de spectacles de la région métropolitaine avec sa musique mariant des rythmes hip-hop dansant à des textes réalistes en joual. En 2002, habitué de faire vibrer les planchers de danses et à faire brasser les cabanes, Atach Tatuq se lance dans l’enregistrement d’un premier album.
C’est à l’été 2003 que les dix M.C., les deux D.J. et les trois producteurs, lancent un disque intitulé La guerre des tuqs. L’opus obtient un succès instantané sur la scène musicale émergente et la formation s’attire les faveurs des radios alternatives. Comprenant, des pièces mettant de l’avant les talents d’interprètes des rappeurs, le disque est une réussite et le groupe part en tournée. Le collectif multiplie les représentations et monte sur scène accompagné de break dancers. La même année, la pièce Y’a trop d’ shit interprétée par la rappeuse Dee, seule fille du groupe, se hisse dans le Top 5 francophone de MusiquePlus et obtient en 2004, une mise en nomination dans la catégorie Meilleure chanson de l’année aux prix MIMI.
Reconnu pour ses représentations costumées hautes en couleur, le groupe donne une prestation endiablée aux FrancoFolies de Montréal aux côtés de la chanteuse française Diam’s. En 2005 après huit ans de carrière et plus de 400 représentations, la troupe retourne en studio et se lance dans l’enregistrement d’un deuxième album. L’opus intitulé Deluxxx sort officiellement chez les disquaires à l’automne. Le disque aux sonorités jazz, funk et rap obtient un succès retentissant et charme les critiques par sa grande richesse musicale et ses textes poignants aux accents québécois.
En 2006, Atach Tatuq remporte quatre prix au GalaMU, félicitant les artistes de la scène hip-hop. La même année, la formation rafle le Félix de l’album hip-hop de l’année au Gala de l’ADISQ.
Malgré le succès du dernier album, le collectif se dissout en 2006 et chaque membre part de son côté.






Un temps au service d'un expérimentalisme dense, le «synth-tastique» trio Intercom renaît ici sous le nom Citofono (Intercom en italien) et marque un changement de direction pour le moins radical. Exit les explorations atonales, bonjour les mélodies et les ballades dans l'espace! Muni de bourdonnantes machines analogues et fortement inspiré du krautrock de Can, Kraftwerk et Popol Vuh, le trio couche gargouillis et nappes de claviers sur des rythmes élémentaires, avec des résultats tantôt légers et amusants (Intercom With Hats), tantôt planants et denses (Lazer Babylon).
suite(bum) - Hedley, le populaire groupe originaire de la Colombie-Britannique, vient de lancer un troisième album, baptisé The Show Must Go (Le spectacle doit continuer), rempli de chansons légères et plutôt personnelles... À l’évidence, pour cet opus, la troupe s’est permis davantage de liberté et a poussé les barrières plus loin. Décidément, il était temps pour Hedley de reprendre la route! Entrevue avec le sympa guitariste Dave Rosin, dont la formation enclenchera bientôt une nouvelle tournée. suite

