

The Who fait partie de ces rares groupes qui ont su marquer leur passage dans l’industrie de la musique grâce à leur grand talent et à leur style unique suscitant encore aujourd’hui l’attention de plusieurs millions d’admirateurs à travers le monde. Considérée comme une icône mondiale du rock, la formation a su passer au travers des périodes difficiles permettant ainsi à sa musique de traverser les générations.
Comme plusieurs groupes formés par une bande de compagnons de classe, The Who est issu de l’amitié unissant Peter Townshend et John Entwistle. En 1962, Entwistle rejoint le groupe rock londonien The Detours dirigé par le guitariste Roger Daltrey. Le groupe nécessitant un second guitariste, Entwistle recrute son ami Peter Townshend. En 1963, Colin Dawson, le chanteur de la formation, quitte The Detours et Daltrey prend sa place. Suite au départ de Colin, Townshend est nommé premier guitariste du groupe. Au fil des ans, The Detours donne plusieurs prestations sur les scènes locales de Londres. En 1964, le groupe prend le chemin du studio afin de se lancer dans l’enregistrement d’un premier album. Peu après, Doug Sandom quitte le groupe et se voit remplacé à la batterie par Keith Moon, l’ancien batteur des Beachcombers. C’est après l’arrivée de Moon que le groupe commence à se distinguer de la masse grâce au talent indéniable du nouveau batteur.
À la même période, Pete Meaden, le gérant du groupe, décide de changer l’image de la formation afin d’attirer une foule plus jeune et dynamique. À partir de ce moment, le groupe adopte le nom The High Numbers et les membres montent sur scène en vêtement moulant, avec des colliers et de grandes chaussures.
Plus tard en 1964, lors d’une prestation au Railway Hotel, Townshend frappe sa guitare par accident à une extension de la scène détruisant ainsi l’instrument en plusieurs morceaux. L’incident suscite l’attention du public et le groupe décide d’en faire sa marque de commerce malgré les protestations de son gérant. La foule est séduite et la carrière de Townshend et sa bande gagne rapidement en popularité.
La représentation donnée au Railway Hotel fait des vagues et le groupe se voit offrir les services de gérance de Kit Lambert et Chris Stamp, deux hommes d’affaires évoluant dans l’industrie du film. Ces deux derniers sont recrutés pour remplacer Pete Meaden et le groupe change officiellement de nom pour The Who.
Le groupe signe un contrat de disques avec American Decca Records et bénéficie de la collaboration du producteur de The Kinks, Shel Talmy avec lequel il produit en 1965 le simple I Can’t Explain. Le succès est fulgurant et en l’espace de quelque mois les pièces I Can’t Explain, Anyway, Anyhow, Anywhere et My Generation atteignent tous le top 10 des palmarès britanniques.
Reconnu pour ses prestations endiablées, le groupe fait courir les foules et se hisse rapidement parmi les figures de proue du rock des années 70. Sur scène, Townshend invente une manière unique de jouer de la guitare en laissant aller sa main droite dans les airs lorsqu’il joue. De plus, la formation se démarque par l’intensité de Moon à la batterie faisant de lui l’une des figures les plus marquantes de la musique de l’époque. Daltrey ne laisse pas sa place au micro et Entwistle alias The Ox donne le rythme à l’un des groupes les plus explosifs de l’histoire.
En 1966, Kit Lambert met fin à la collaboration du groupe avec le producteur Shel Talmy. Ce dernier n’est pas satisfait de l’arrangement et remporte sa cause en cour. Malgré tout, la carrière du groupe continue, et avec Lambert à titre de producteur exécutif, The Who lance le simple Substitute. La pièce atteint le top 10 des palmarès britanniques et se voit suivie d’un tout nouvel album de 20 pistes intitulé A Quick One. Encouragé par Lambert, Townshend se lance dans une carrière d’auteur-compositeur et produit le tube I Can See For Miles qui obtiendra un succès fulgurant sur les ondes aux États-Unis. Le groupe ne cesse d’innover et Townshend soumet sa première composition à une séance de mixage mariant différentes sonorités à une technique sonore encore inconnue pour l’époque. L’originalité de I Can See For Miles en séduit plus d’un, mais le groupe se voit dans l’obligation de ne pas la chanter en spectacle, ne pouvant pas reproduire fidèlement sur scène le résultat obtenu en studio.
En 1967, The Who se fait remarquer au Monterey International Pop Festival pour son duel insolite avec le héros de la guitare Jimi Hendrix. En 1969, The Who monte sur les planches du mythique festival de Woodstock.
Vers la fin des années 1960, la carrière du groupe bat de l’aile et les membres de la formation cherchent un moyen de revenir en force. Au cours de cette période, Townshend écrit un mini-opéra intitulé Tommy produisant le succès radio Pinball Wizard. L’album tiré de la production fait remonter la cote de popularité du groupe et se hisse à la seconde position des palmarès en Grande-Bretagne, atteignant la quatrième position du Billboard’s Hot 200.
Profitant d’un nouveau mode de vie enviable, The Who se forge une réputation de hors-la-loi typique aux groupes rock de l’époque. En 1973, après la tournée Who’s Next, le groupe est de passage à Montréal et réserve une suite à l’Hôtel Bonaventure. Le quatuor décide de saccager l’établissement et lance une table en marbre du 13e étage dans la piscine de l’hôtel. Les quatre stars et leurs dix accompagnateurs sont arrêtés par la police et amenés en prison pour quelques instants payant ainsi plus de 6 000 $ en réparation.
En 1975, un film issu du mini-opéra Tommy voit le jour sur les grands écrans. Bénéficiant de la collaboration du groupe lui-même ainsi que des grandes figures telles que Eric Clapton, Elton John, Tina Turner et Jack Nicholson, le film est une réussite et le groupe lance un opus tiré du long-métrage. Le succès est retentissant aux États-Unis et en Grande-Bretagne. En 1979, 11 personnes furent piétinées à mort pour avoir tenté de se faufiler dans la foule lors d’un spectacle du groupe au Cincinnati Riverfront Coliseum. Ce n’est qu’après le tragique événement que le groupe apprendra ce qui s’est passé.
L’industrie cinématographique semble indulgente auprès du groupe rock et Townshend se lance dans la rédaction et la composition d’un texte dramatique aux sonorités rock inspiré de l’album Quadrophenia. En 1977, le directeur et scénariste Jeff Stein crée un documentaire sur le groupe rock intitulé The Kids are Alright. En 1978, Moon et Townshend font un passage à l’émission Good Morning America afin de faire la promotion de leur dernier film. Cette entrevue sera la dernière apparition publique de Moon. En effet, à l’époque l’artiste sombre peu à peu dans l’enfer de l’alcoolisme. En septembre 1978, Keith Moon meurt suite à une surconsommation de médicaments avant que le film Quadrophenia, dont il était le producteur exécutif, soit lancé.
Malgré la disparition de Moon, le groupe ne se laisse pas abattre et recrute Kenney Jones à la batterie. Peu après, l’album Face Dances charme le public et se hisse en seconde position des ventes en Angleterre et à la quatrième position aux États-Unis. La carrière de la formation se maintient malgré le fait que Jones n’arrive pas à reproduire exactement la manière unique de jouer propre à Keith Moon.
Afin de rester au sommet, Townshend décide de recruter en 1979 John Bundrick au synthétiseur. Le nouveau son du groupe contribue à susciter l’attention de l’audience. En 1981, Bundrick est renvoyé avant la fin de l’enregistrement de l’album It’s Hard, traitant de sujets politiques et actuels comme que la guerre nucléaire.
Vers la fin des années 1970, Daltrey se découvre une passion pour le métier d’acteur et incarne le personnage principal de la pièce Tommy au théâtre. En 1980, il joue et produit le film biographique McVicar pour lequel il participe à la trame sonore en compagnie des membres du groupe. De plus, le chanteur se consacre de plus à plus à sa carrière musicale en solo qu’il avait débutée en 1973 lors de ses temps libres. En plus de ses huit albums solos en carrière, Daltrey a joué ou fait des apparitions dans plusieurs films et quelques productions télévisées.
Au début des années 1980, Townshend est aux prises avec des problèmes de consommation de drogues et d’alcool. Peu après, l’artiste s’effondre sur les planches et se retire de la scène quelques. Suite à ces divers événements, il revient à la charge avec un album solo intitulé All The Cowboys Have Chinese Eyes reflétant les expériences psychologiques récentes du guitariste en chanteur. Peu après, il sombre peu à peu dans la dépression et se voit confronté au divorce de sa femme, à ses problèmes d’argent et à plusieurs autres bouleversements. En 1981, Kit Lambert meurt et le groupe se voit dépourvu de son gérant. En 1982, Townshend est suivi par le docteur Margaret Patterson et le groupe se voit dans l’obligation de se retirer de la scène pour une durée indéterminée. Le guitariste quitte le monde la musique et devient assistant à la maison d’édition Faber and Faber à Londres. Au cours de cette période, il rédige son autobiographie illustrant le mode de vie d’une star du rock and roll. En 1985, le bouquin sort chez les libraires.
Malgré les efforts de Townshend de se tenir loin du groupe, The Who remonte sur scène en 1985 au Wembley Stadium dans le cadre d’un concert Live Aid. Peu après, Townshend, Daltrey, Entwistle, Jones et Bundrick reprennent leur carrière en main. En 1988, Jones est en pleine dépression et se voit remplacé par Simon Phillips à la batterie pour le restant de la tournée de promotion du groupe en 1989. Au cours de cette période, The Who donne 43 prestations sur la scène internationale afin de marquer les 25 ans d’existence du groupe. En 1996, Tommy revient au théâtre à Londres et se voit suivi d’une version revisitée de l’album inspiré de la pièce. La même année, le groupe reprend la route pour une nouvelle série de 21 représentations. La tournée de promotion est une réussite et The Who profite de l’engouement des fans pour relancer l’album Quadrophenia, ainsi que les opus The Who By Numbers et Who Are You en édition spéciale limitée.
En juin 2002, le bassiste John «The Ox» Entwistle meurt dans une chambre de Las Vegas suite à surconsommation de cocaïne. La même année, le groupe recrute Pino Palladino à la basse, Simon Townshend au titre de second guitariste et Zak Starkey à la batterie. Une fois de plus, Peter Townshend et sa bande retournent en tournée de promotion. En 2008, The Who compte plus de 40 ans de carrière et continue de donner de nombreuses prestations à travers le monde.






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suite(bum) - Hedley, le populaire groupe originaire de la Colombie-Britannique, vient de lancer un troisième album, baptisé The Show Must Go (Le spectacle doit continuer), rempli de chansons légères et plutôt personnelles... À l’évidence, pour cet opus, la troupe s’est permis davantage de liberté et a poussé les barrières plus loin. Décidément, il était temps pour Hedley de reprendre la route! Entrevue avec le sympa guitariste Dave Rosin, dont la formation enclenchera bientôt une nouvelle tournée. suite

