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Quelle programmation incroyable, cette année! Des légendaires Smashing Pumpkins, de retour d’une absence de 7 ans en sol montréalais, aux artistes fétiches d’ici tels que Xavier Caféine, Dumas et Pascale Picard, la scène indie montréalaise n’aura jamais été aussi bien représentée!

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Sam Roberts

Qui dit qu’une chanson ne puisse pas nous sauver? Héro montréalais, Sam Roberts, se pose cette question dans la chanson élégiaque « Uprising Down Under » tirée de son nouvel album Chemical City « Who ever said that was strining you along. »

C’est une affirmation audacieuse, mais ce n’est pas la première fois que Roberts fait de tels propos et qu’il porte son cœur sur sa manche. Le premier album de son groupe intitulé We were Born in a Flame, est une collection indéniable de chansons d’amour, de foie, de compassion, d’épreuve et de transcendance, sur lequel Roberts a fait une déclaration, maintenant devenue célèbre, qu’il serait prêt à mourir pour le Rock ‘n’ roll. Ceci n’était guère pour se vanter. Ses singles consécutives « Brother Down, » « Don’t Walk Away Eileen » et « Where Have All The Good People Gone, » illustrent le dévouement inébranlable que démontre le musicien montréalais pour du pop passionnant, de la musique folk mystique et du rock psychédélique. Tous les critiques sont d’avis que Roberts est un vrai de vrai.

Avec Chemical City, Roberts et son groupe ont délivré un album plus viscéral, moins polie mais paradoxalement plus ambitieux que leur premier album, qui était gagnant d’un prix Juno. « Je n’ai pas écrit beaucoup avant la création de cet album », explique Roberts. « Avec notre premier album j’avais le sentiment d’avoir couvert toutes les notes et paroles préalablement. Avec celui-ci, je voulais laisser l’imagination coulée libre pour faire ressortir un sens d’urgence et immédiateté à travers tout l’album.» Pour ce faire, Roberts a voyagé en Holland ainsi que certaines parties de l’Afrique, y compris Mauritus et l’Afrique du Sud, dont ses parents sont originaires. Lors d’un séjour en Australie, il a découvert une vieille église Presbytérienne nouvellement rénovée. Dès lors il a décidé que c’était l’emplacement idéal, bien isolé, pour enregistrer leur album.

A Oz, se sont joint à lui, les membres de son groupe Dave Nugent (guitariste), Eric Fares (au clavier), James Hall (à la bass) et Billy Anthopoulos (batteries). Co-producteur Mark Howard (Lucinda Williams, The Tragically Hip) s’est présenté avec l’équipement nécessaire à l’enregistrement. La camaraderie qu’évoquait l’ambiance «The Band » dans les années soixante avec « Big Pink » a apporté une chaleur incontestable à la création du nouvel album. « On habitait et mangeait ensemble à l’église, on passait nos matins sur la plage et ensuite on travaillait toute l’après-midi. Le tout était idylle. » La suite de l’enregistrement a été complété à Montréal par Joseph Donovan (The Dears, The High Dials) un producteur ingénieur, ainsi qu’un ancien camarade d’école de Roberts. Le batteur Josh Trager s’est également joint à l’équipe. Malgré tout, la majorité de l’album, particulièrement le son riche des orgues, a été inspiré par l’ambiance de l’église Australienne,  The Band (et Garth Hudson, le génie au clavier), ou une combinaison des deux.

Réel ou surréel, quête ou croisade, Chemical City ramène ce groupe de guerriers acharnés sur le chemin d’un combat : le bon contre le cynisme et la complaisance. La résistance est inutile et le salut assuré. Celui qui a dit que vous ne pouviez pas être sauvé par une chanson n’a clairement pas connue la musique de Sam Roberts. Ne manquez pas votre chance d’être sauvé par Sam et ses « boys » lorsqu’ils monteront sur scène à Osheaga 2007. www.samrobertsband.com
 

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